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Le blog de lilas

Articles récents

Maison du quercy

5 Décembre 2008 , Rédigé par lilas Publié dans #cabane et vie dans les bois

La maison de mon enfance,avec ces dépendances ou je jouai avec mes copains à cache- cache
dans les buis prés du mur du jardin. Il y avait aussi une petite marre ou s'ébattaient les canards, un pigeonnier , une cave pleinne  de barriques et un gros " cuvât" ou la vendange fermentée  en faisant de petites bulles, elles chantaient.
Pour monter à l'étage, je prenais l'escalier de pierre vive, arrivé sur le pallier une porte donnant sur la chambre de grand maman, bien sur sans chauffage, revenu sur le pallier; la porte d'entrée de la grande salle où trônée une cheminée monumentale accrocher au mur par deux énormes corbeaux, soutenaient le manteau de pierre.

Un évier de pierre vive traversait le mur d'un mètre épaisseur, pour se déverser à l'arrière de la bâtisse. Un vrais refuge pour les vers que nous ramassions et aller à la pêche au bord du ruisseau qui coulait au pieds de la bâtisse, six à sept mètres plus bas.
Dans la grande pièce, il n'y avait que trois meubles. Un lit de coin en cerisier habillé d'un édredon rouge, tapis près de la cheminée.  Une grande armoire pour le linge de maison et les habits du dimanche, elle se dressée sur un mur peint à la chaud blanche.

Et pour faire chauffer la cuisine, un petit réchaud à charbonnille, adosser sous une  fenêtre s'ouvrant sur un tamaris. Sur le mur du fond dans l'encadrement vert, une porte s'ouvrait sur une deuxième chambre, celle de mon pépé.
Point de fanfreluche mais une pièce austère sur un plancher de larges planches de chêne,un simple lit de coin, une table de lit haute coiffait d'un petit marbre blanc..Une armoire de chêne très haute fermé de deux portes et d'une grosse clef en fer blanc, plus bas se terminer un long tiroir ou sur un mouchoir brodé reposée la montre à gousset. Seule richesse de pépé qu'il arborait fièrement les jours de marchés à son gilet de flanelle grise.
Sous les grosses poutres de chênes était suspendu une lampe à pétrole où le verre en opaline
donnait un reflet vert d'eau sur les murs blanchis à la chaux.

Oui que de souvenir, l'odeur des pigeons et patates sautées embaumées l'air de la maison ou
m'attendait le dimanche un verre de limonade affectueusement servi par ma grand maman, je sais aujourd'hui que ce fût les meilleures années de ma vie d'enfant. ah! souvenirs, souvenirs.......

 

Lilas.


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côté cuisine

21 Août 2008 , Rédigé par lilas Publié dans #cabane et vie dans les bois

La nuit tombe sur la cabane.Je rentre pour me faire des crêpes et profiter de la lumière douce de la cabane.
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sous la neige!

18 Juillet 2008 , Rédigé par lilas Publié dans #cabane et vie dans les bois

P1090579.JPG
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Le bâton du marcheur

14 Mars 2008 , Rédigé par lilas Publié dans #cabane et vie dans les bois

Une matinée à la cabane.

Dans la campagne quand je pars pour une balade, je prends toujours un bâton. Ca n'a l'air de rien, mais c'est très utile. Avec lui, je retourne une feuille et découvre une pervenche d'un bleu violet encore toute mouillée de la rosée du matin.
Plus loin, sous la branche piquante d'un genévrier, poussent ensemble comme deux copains revenant d'une fête de village bien arrosée, se tenant l'un à  l'autre, deux rosés des prés qui se sont endormis debout. Alors doucement, je repose sur eux la branche qui les cachera jusqu'à la tombé du jour.

Je poursuis mon chemin entre de vieux murs plus que centenaires, drapés d'un manteau de mousses vertes et or,
suivant la course du soleil.  Il est bientôt 10 heures. Sautant de vieux troncs, allongés de tout leur long, qui ont vu naître mes grands parents et arrières grands parents, mon panier d'osier sous le bras, je cherche des champignons.

Voilà ! Sous un buisson d'aubépine, le premier ! Il a la tête toute noire, la jambe cambrée, dans un bas de soie blanc. Il me fixe comme pour me dire "tu en as mis du temps pour me trouver : alors ?".
Je vous le dit : plus c'est petit, plus c'est fier et arrogant. J'ai tôt fait de lui raccourcir les échasses.

Une heure de cueillette et mon panier "rigole". Les jambes lourdes, la chemise moite de l'humidité de la forêt,
je campe un moment sur une vielle souche d'où j'aperçois, au fond de la vallée, le lac où j'irai me baigner cet
après -midi... Mais pas avant cinq heures, sieste oblige.
De mon observatoire, je peux entendre les canards de barbarie se disputer un ver dans la vase du bord.

Plus loin, un chasseur appelle ses chiens d'un sifflement court puis long. J'imagine les braves bêtes fonçant dans ses bottes, cherchant la caresse de la main du maître.

Toc toc toc toc toc... Je tourne la tête, la soulève un peu. Oh ! Une pie grièche, le corps café au lait, les ailes noires et bleutées, un joli plumet sur le haut de sa petite tête, s'active de son long bec sur un ancêtre de peuplier qui refuse de donner toutes les larves qu'il cache jalousement sous son écorce.

Oh ! Déjà midi, je les laisse se quereller. Je rentre à la cabane pour casser la graine, et je me régale à l'avance de la petite cruche de rosé qui refroidit doucement au fond du seau placé ce tantôt dans le creux de ma source.
Tu vois, toi qui me lis, le bonheur, c'est pas plus compliqué que ça !

A bientôt l'ami.....

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et si c'etait ça le bonheur

15 Janvier 2008 , Rédigé par lilas Publié dans #cabane et vie dans les bois

P1020937-copie-1.JPGTous le monde le rencontre un jour ou l'autre

mais peu le reconnaissent. Aurait-il tant changé

que nous ne puissions nous en saisir ?!...
Le problème, c'est qu'on le cherche où il n'est pas.
Le vrai bonheur, c'est cet instant indéfinissable qui nous surprend et fait battre un petit peu plus fort le coeur
dans nos poitrines. Ho ! c'est pas grand chose, simplement un rayon de soleil matinal au lever du lit, le chant d'un petit oiseau au coin de la fenêtre, une brise légère après une après midi d'orage, l'odeur du foin fraîchement coupé, des enfants qui jouent dans l'eau fraîche d'un ruisseau et qui ressortent triomphant une écrevisse au bout des doigts.
Le sourire complice de l'être aimé, nos regards au diapason, que d'instants merveilleux ! N'est-il pas vrai ?


Mais on s'est perdu en route. Aujourd'hui, on cherche le bonheur frénétiquement dans les grandes surfaces et c'est à qui mieux-mieux. Qui va se perdre dans des achats superflus qui ne servent qu'a remplir le vide laissé là par notre matérialisme à outrance. Comment peut-on se sourire et partager, on ne se regarde même plus dans les yeux. Aurait-on honte de ce que nous sommes devenus ?
Seuls les enfants se sourient, s'abordent, se parlent sans se connaître, mais qu'a-t'on fait de nous ?
Que je sache, nous aussi nous avons été des enfants.
En vérité, je repars vers des valeurs plus simples, la nature, le grand air, parmi les animaux, les fleurs sauvages, manger les mures dans les buissons,  m'étendre sur le dos et regarder passer les nuages en imaginant des personnages comme je le faisais quand j'étais enfant.
Je veux être ce vieux monsieur que la main chaude d'un enfant dans la mienne viendra réchauffer. Je lui fabriquerai une flûte en roseau, un arc en osier, lui raconterai ma vie dans l'ancien monde, le temps où les
hommes ne se faisaient pas la guerre, où les libellules se posaient sur  le bout des  cannes à pêche et où les
grillons chantaient annonçant l'heure du coucher. Là, prés de la cheminée, après une journée bien remplie,
calé sous l'édredon de plumes d'oies, je m'endormirais.







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